La fillette retrouvée vivante : « On voulait y croire », dit la Sûreté du Québec
La nouvelle était belle et inespérée : l'enfant de trois ans disparue pendant plus de 72 heures est en vie. Cependant, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Et l'émotion reste vive, tant parmi la population qu'au sein du corps policier chargé de l'enquête, la Sûreté du Québec (SQ). L'enquête est loin d'être terminée : Rachel-Ella Todd, la mère de la fillette, demeure détenue et est accusée d'abandon illégal d'enfant. Elle doit revenir en Cour vendredi et d'autres accusations pourraient s'ajouter. La date de l'enquête sur remise en liberté n'a pas encore été fixée. Entre-temps, les policiers continueront d'essayer d'élucider ce qui s'est vraiment passé dans la journée de dimanche. Mais d'abord, retour sur cette quête angoissante pour retrouver la petite fille. Sur le terrain, des spécialistes en recherche de personnes assuraient aux policiers que Différents corps policiers ont participé aux recherches : la SQ, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Police provinciale de l'Ontario (PPO). C'est un drone dépêché par la PPO qui a permis de localiser la petite fille près de Casselman, dans l'Est ontarien, aux alentours de 15 h, mercredi. Quand on a su qu'elle parlait, [qu'elle avait] bu de l'eau et mangé des mangues avec les policiers, c'était pratiquement l'euphorie dans le poste de commandement. Seule en bordure de la route 417, la fillette a été secourue par les ambulanciers, qui l'ont sécurisée et lui ont donné à boire et à manger, avant de l'emmener à l'hôpital. Jeudi, en matinée, l'enfant se trouvait toujours au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO). Les plus récentes nouvelles la concernant sont À Saint-Polycarpe, l'une des municipalités de la Montérégie où la SQ a mené des recherches, des patrouilles équestres étaient à pied d'œuvre à l'instar des maîtres-chiens, des patrouilles à pied, des drones et de l'hélicoptère, tous déployés pour retrouver la petite fille. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Toute l'affaire a commencé dimanche, vers 15 h, quand Rachel-Ella Todd a fait irruption dans un commerce à Coteau-du-Lac, en Montérégie, affirmant avoir perdu l'enfant dont elle avait la responsabilité et ne plus savoir où elle se trouvait. Lorsque les policiers ont appris qu'une femme du secteur de St-Albert avait vu la mère et l'enfant dimanche, l'enquête a pris un tournant déterminant. Au bout du compte, Le capitaine Benoit Richard de la Sûreté du Québec en conférence de presse à St-Albert, mercredi. Plus de 250 policiers patrouilleurs, spécialistes et enquêteurs (notamment de la SQ) ont participé à l'opération pour retrouver l'enfant de trois ans. Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov L'action des policiers pour retrouver l'enfant s'est déclinée en deux volets. D'une part, ils ont mené des battues, secondés par des membres de l'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage. D'autre part, ils ont colligé puis validé les nombreuses informations fournies par le public : jusqu'à 125 enquêteurs ont été mobilisés pour cette tâche fastidieuse, mais essentielle. Il s'agirait de l'enquête policière la plus complexe menée par la SQ depuis celle enclenchée à la suite de la disparition de Cédrika Provencher. Les sorties médiatiques en lien avec cette enquête et le contact avec la population ont permis aux enquêteurs de recueillir de précieuses informations, selon Jessie Houle. À elles seules, les publications faites par la SQ ont été vues plus de 15 millions de fois. À St-Albert, en Ontario, des citoyens assistent à la conférence de presse conjointe de la Sûreté du Québec (SQ) et de la Police provinciale de l'Ontario, mercredi, après la découverte de la fillette en bordure de l'A-417. L'information fournie par le public s'est avérée cruciale pour parvenir à ce dénouement heureux, selon la SQ. Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov Cette témoin cruciale a communiqué avec les policiers mercredi en matinée, a poursuivi le responsable du service des enquêtes. Toutefois, cette personne savait Il faut communiquer avec les policiers dès qu'on a un sentiment d'avoir quelque chose qui peut être important. Et nous, on va traiter l'information. Pourquoi donc cette témoin a-t-elle attendu avant de se manifester? Ce genre de situation se produit parfois dans certains dossiers, dit Jessie Houle : Bien que la fillette ait été retrouvée saine et sauve au terme de quatre jours de recherche, la décision de la police de ne pas déclencher d'alerte Amber pour la retrouver soulève des questions. Notamment pour Amélie Lemieux, dont les deux filles, Norah et Romy Carpentier, avaient été enlevées puis assassinées par leur père, en 2020. En entrevue à Radio-Canada, jeudi, cette mère a affirmé que les critères entourant le déclenchement d'une alerte Amber étaient trop rigides et qu'ils devaient être revus. Ce drame avait donné lieu à une enquête publique et à la publication d'un rapport du coroner en chef adjoint du Québec. À Tout un matin, jeudi, Jessie Houle a répété que les critères justifiant le déclenchement d'une alerte Amber n'étaient pas réunis dans le cas de la disparition de cette enfant de trois ans. Bien que s'étant conclue de manière heureuse, cette opération continue de soulever des questions et l'enquête est en cours. Les policiers veulent notamment comprendre ce qui s'est vraiment passé dans la journée de dimanche. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Cela dit, Avec les informations de Pascal Robidas Avec les informations de La Presse canadienneOn voulait y croire, ça faisait trois jours qu'on motivait les troupes
, a raconté jeudi à Tout un matin, sur ICI Première, Jessie Houle, responsable du service d'enquête sur les crimes contre la personne à la SQ. J'ai encore le poil qui me lève sur les bras en vous parlant de ça.
c'était encore possible
de retrouver la bambine en vie, dit M. Houle.
Belle surprise, elle parlait aux policiers, elle était consciente, tout à fait
, a déclaré Éloïse Cossette, porte-parole de la SQ, sur ICI RDI, quelques minutes après l'événement.J’attends maman, elle m’a dit de l’attendre
, a dit l'enfant aux policiers de la PPO, selon nos informations.C'est sûr que nous avons toutes sortes de questions
, a ajouté Mme Cossette.gardées pour la famille
, a ajouté M. Houle, qui a précisé qu'elle allait bien
.
L'information qui a tout changé
C'est ce qui nous a permis de cibler une région qui était beaucoup moins grande, et de cibler les recherches
, a déclaré Jessie Houle, de la SQ, jeudi.plus de 250 personnes ont travaillé jour et nuit pour résoudre cette disparition
, a déclaré pour sa part le capitaine Benoit Richard de la SQ.
C'est ce qui a amené la dame [de St-Albert] à communiquer avec nous
, a expliqué M. Houle.Il faut communiquer avec les policiers

depuis au moins la veille
, soit mardi, que les autorités recherchaient l'enfant et cherchaient à savoir si des gens l'avait vue, ainsi que sa mère.Les gens ne veulent pas déranger la police
.Une alerte médiatique, mais pas d'alerte Amber

L'alerte médiatique a été déclenchée rapidement pour justement aviser la population, a fait valoir M. Houle. Une opération FILET a été déclenchée – il s'agit d'une structure des enquêtes criminelles –, des spécialistes en recherche terrain, des psychologues, des profileurs [ont été déployés]; c'est ce qui a été décidé.
la SQ est une organisation qui apprend, et qui a appris au fil des années
, a conclu Jessie Houle.
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